Tesla Model X de Tesla

Une piste de solution pour les déboires financiers de Tesla

On l’a tous lu récemment en ce qui concerne Tesla, l’entreprise a une croissance des dettes plus rapides que son chiffres d’affaires depuis quelques trimestres. Elle a même vu la semaine dernière les agences de crédits décoter sa dette. Dorénavant pour emprunter Tesla devra donc payer davantage d’intérets.

Tesla produit de bons véhicules et qui sont très appréciés de ses propriétaires. Lorsqu’ils recoivent leur véhicule la plupart des propriétaires deviennent membre d’un club Tesla et vante les mérites de la marque. Ils sont de réels ambassadeurs pour la marque. Ce qui fait que Tesla est ainsi victime de son succès. Elle aurait cumulé des commandes sur plus de 500 000 unités de sa Tesla Model 3 depuis mars 2016…. mais elle en aurait livré que 11 418 jusqu’ici (selon Bloomberg). Donc elle a cumulé jusqu’ici un retard de production de 488 000 unités. Certains disent mêment qu’à chaque mois ils se commandent davantage de Model 3 chez Tesla que l’entreprise californienne peut en livrer.

Tesla vit donc sans aucun doute sur les dépôts reçus des propriétaires qui commandent les dits véhicules et ensuite sur le paiement de ceux-ci à la livraison. Ce n’est pas pyramidal comme procédé mais on s’en rapproche drôlement quand on prend le temps de comprendre que l’entreprise ne dégage aucun profits et qu’elle vit sur les dépôts de ceux qui commandent mais peine à leur livrer ce qu’ils commandent.

Pour se sortir de ce bourbier financier, il y aurait une piste de solution pour Tesla afin d’obtenir davantage de liquidités. Comme ses clients sont de grands fans et défenseurs de la marque, ainsi lors du dépôt requis à la réservation d’un modèle de Tesla, l’entreprise pourrait proposer au client l’achat de nouvelles actions de l’entreprise. Si par exemple chaque personne ayant réservé une Tesla Model 3 aurait avancé 2 000$ supplémentaires pour acquérir des actions de l’entreprise, c’est 1 milliard de dollars additionnels qui se retrouveraient dans les coffres de Tesla. Compte tenu de l’amour des propriétaires de Tesla pour la marque, il va sans dire qu’ils conserveraient les actions de l’entreprise et ne les liquideraient pas dès la réception de leur modèle ou au moindre soubresaut en bourse.

Imaginez maintenant si ses futurs propriétaires de Tesla achetait pour 4 000$ en actions de Tesla lors de la réservation d’un modèle, c’est 2,5 milliards de dollars additionnels qui se seraient retrouvés dans les coffres de Tesla. Imaginez si d’éventuels clients corporatifs qui ont commandé des remorques électriques à Tesla achetaient eux aussi de nouvelles actions lors de la réservation de leurs véhicules. UPS, Pepsi, Coke, Fedex pour ne nommer que celles-là.

Tesla figure parmi les entreprises les plus appréciés dans le monde parmi les consommateurs. Les gens aiment leurs innovations et bien sûr leurs produits qui sont peu polluants à l’utilisation et ils adorent Elon Musk.  « In Musk we Trust » qu’on peut lire un peu partout. En fait Tesla est tellement apprécié que leurs fans courent ces événements autant que les fans courent les événements d’Apple.

De vendre des actions directement aux propriétaires ou futurs propriétaires de voitures Tesla pourrait être belle une solution aux déboires financiers de Tesla.  Actuellement 59% de l’actionnariat (source NASDAQ.com) de Tesla est institutionnel. C’est donc dire que 41% des actionnaires sont des individus. En comparaison, Microsoft est détenu à 74% par des institutions tandis que 69% des institutions représentent l’actionnariat de Google. Chez les constructeurs automobiles américains, Ford, une entreprise familiale, possède un actionnariat institutionnel à raison de 57% tandis que chez GM c’est 73%.

Maintenant est-ce que le brillant Elon Musk, pdg de Tesla a pensé à cette solution? Peut-être! Il faut dire qu’un tel exercice diluerait l’actionnariat actuel de Tesla. D’un autre côté, de vendre des actions à des amants de la marque peut très bien empêcher d’augmenter la volatilité de l’action. Aucun doute que les amants de la marque vont conserver leurs actions comme un jeune conserverait les cartes de hockey de Connor McDavid ou de Jack Eichel.

Finalement, est-ce qu’une telle solution peut être viable pour Tesla? Oui à condition que les propriétaires de Tesla aiment la marque au point de sortir quelques milliers de dollars supplémentaires de leur compte et décident d’acheter de nouvelles actions de l’entreprise californienne. Tesla pourrait même pousser le tout et émettre des actions spéciales pour les propriétaires de Tesla. Par exemple, cela pourrait être des actions de catégories O (pour Owner)  à raison de, par exemple, trois de droits de votes par actions ou encore rattaché d’un dividende d’un montant X lorsque l’entreprise fera des profits.

Tesla

Tesla a un gros problème, et ce n’est pas le Model 3

Avec tous les problèmes de fabrication de voitures qui harcèlent Tesla Inc. ces jours-ci – des goulets d’étranglement du Model 3 à l’argent qu’elle brûle davantage qu’elle en a – il est facile d’ignorer le mal de tête de SolarCity de la compagnie.

Mais 16 mois après que le directeur général Elon Musk ait lancé la controverse en acquérant l’installateur de panneau solaire fondé par deux de ses cousins, ses obligations sont devenues une contrainte majeure sur les finances de Tesla. L’achat de 2 milliards de dollars s’accompagne d’un endettement de 2,9 milliards de dollars, dont une partie viendra bientôt à échéance. C’est un mauvais timing pour une entreprise qui dépense environ 6 500 dollars la minute et essaie d’éviter une autre augmentation de capital.

La dette de Tesla s’étend sur toute la gamme – obligations convertibles, billets à ordre, prêts à terme, dette en capital-actions, titres adossés à des actifs. La plupart du total est lié à Tesla le constructeur automobile. Mais l’unité énergie, qui comprend l’activité solaire, compte pour 27 des 29 échéances prévues jusqu’en 2019.

Beaucoup de problèmes à venir

Pour les investisseurs, l’accent a été mis en grande partie sur la consommation de trésorerie liée aux luttes accélérant la production du Model  3, la berline. Musk faisant fait le pari qu’elle sera la première à amener entreprise à produire des voitures électriques de masse. Il y a aussi de nouvelles inquiétudes sur le pilote automatique de Tesla après le crash fatal d’un Model X le mois dernier qui s’est produit pendant que le système d’assistance au conducteur était engagé.

L’action Tesla a plongé de 22% en mars et clôturé à 252,48 $ le 2 avril, le plus bas depuis plus d’un an. Le titre a depuis grimpé de 21% jusqu’à jeudi, après que la société ait atteint son prochain objectif de production du Model 3 et déclaré qu’une augmentation de capital ou de dette ne sera pas nécessaire cette année. Moody’s ne semble pas d’accord car ils ont décoté la dette de l’entreprise la semaine dernière.

La dette de SolarCity est principalement sans recours, ce qui signifie que Tesla ne garantit pas le remboursement; SolarCity fait. Cela est soutenu par les flux de trésorerie et les actifs. Il est toujours inclus dans la dette globale de Tesla, qui est utilisée pour déterminer les notations de crédit et les coûts d’emprunt. Sur les 10 milliards de dollars d’endettement total de Tesla, environ 3 milliards de dollars sont sans recours, dont la plus grande partie provient de SolarCity.

Les émetteurs Single B empruntent généralement au taux de 5,9%, selon les données compilées par Bloomberg. Les obligations de Tesla à échéance 2025, notées Caa1 par Moody’s Investors Service et B- par S & P Global Ratings, représentent actuellement 7,2%, selon les données de Trace sur les prix des obligations. La note d’émetteur de Tesla par Moody’s est équivalente à la note B de S & P.

Des pressions financières croissantes, en plus des manques du Model 3, ont incité Moody’s Investors Service à abaisser la cote de solvabilité de Tesla la semaine dernière à B3, soit six niveaux inférieurs à la catégorie investissement. Pour combler sa soif de liquidités, Tesla pourrait donc se tourner vers les marchés pour émettre davantage d’obligations mais compte tenu du risque associé, elle ne pourrait pas obtenir un très bon taux d’intérêt.

Au cours des derniers mois, l’activité solaire de Tesla a perdu le trône solaire résidentiel pour rivaliser avec Sunrun Inc., un installateur basé à San Francisco dont la capitalisation boursière représente environ la moitié du prix d’achat de SolarCity. Tesla a cédé des parts de marché en tentant de stimuler la rentabilité des unités d’énergie et a abandonné la coûteuse stratégie de vente au détail de porte à porte de SolarCity.

Alors que plus de 85% des actionnaires de Tesla ont soutenu l’acquisition de SolarCity en 2016, une forte minorité a soutenu que Musk l’avait conçu pour sauver SolarCity d’une dette croissante. Il était le président de SolarCity et le plus grand financier.

Avant que l’accord ne soit conclu, Musk a tweeté que Tesla absorberait la dette de SolarCity, mais qu’il la « paierait personnellement si nécessaire ». Les investisseurs attendent toujours.

La semaine dernière, un juge du Delaware a statué que les actionnaires qui prétendent que Musk les avait dupés en soutenant l’achat pouvaient intenter une action en justice, disant qu’ils avaient produit suffisamment de preuves montrant que l’affaire pouvait être faussée par des conflits d’intérêts. Tesla a déclaré dans un communiqué que les allégations sont fausses et qu’elle prendrait les prochaines étapes nécessaires dans cette affaire.

Pour sa part, Musk n’a pas renié son engagement à transformer Tesla en un guichet unique vendant des panneaux solaires pour capter l’énergie, des dispositifs pour stocker l’énergie et des voitures qui peuvent être chargées dans le garage. La société a commencé à produire des carreaux de verre photovoltaïque en décembre dans une usine de Buffalo, dans l’État de New York, et a commencé à vendre de l’énergie solaire dans certains de ses propres magasins et chez le détaillant Home Depot Inc.

En attendant, les factures doivent être payées. Cette année, 390 millions de dollars sont dus sur 26 échéances différentes, dont seulement 312 000 $ ne sont pas liés à ses activités solaires et énergétiques.

Tesla

Rien ne vas plus en bourse pour Tesla

Après avoir été le fabricant automobile américain pesant le plus cher en bourse, voilà que depuis 15 jours rien ne va plus chez Tesla.

Les investisseurs continuent de larguer le titre en bourse. Celui-ci est passé de $357,42 le 26 février à $257,48 ce 28 mars. 18 Tesla ne pèse plus que 43,5 milliards en bourse, elle en qui en pesait 61 milliards en février.

Une seule chose évidente peut expliquer ce largage de la part des actionnaires. Le titre de Tesla n’a rien rapporté en un an en bourse.

Mais attention si ce rendement continue d’être nulle, voire négatif, de gros investisseurs pourraient alors larguer leurs actions. Ce qui pourrait entraîner une chute encore plus abrupte pour l’action de Tesla.

Comme Tesla a une lourde dette qui croit plus rapidement que ses revenus, il y a aucun doute qu’à moyen terme elle devra emprunter. Il sera alors difficile de se tourner vers le marché et émettre de nouvelles actions si celles-ci tombe comme des roches dans l’eau claire.

Pour ne rien aider à la cause des actions de Tesla qui chutent en bourse, en fin d’après-midi mercredi, Moody’s a lourdement sanctionné Tesla en abaissant sa carte de crédit de B3 à CAA1.  Ce qui fera en sorte qu’il sera difficile pour l’entreprise californienne d’emprunter à de bons taux d’intérêt. En ce sens, une prochaoine décote de Moody’s pourrait être fatale à Tesla dont les liquidités pourraient manquer dès le mois d’août prochain.

En plus, à long terme ce qui pourrait peser davantage sur l’action de Tesla et qui est actuellement une épée de Damoclès au-dessus de l’entreprise, c’est la compétition. Celle-ci est de plus en plus féroce.

Il ne se passe pas deux semaines sans qu’un nouveau modèle de véhicule hybride, 100% électrique ou à hydrogène soit annoncé dans les médias. Chaque nouveau véhicule annoncé représente un nouveau compétiteur pour les véhicules de Tesla.

Tout cette pression n’aide en rien Tesla qui peine à faire des profits. L’entreprise californienne a perdu 1,9 milliards l’an dernier et espère toujours afficher des profits.

De plus une mauvaise posture financière pourrait éloigner des acheteurs potentiels de véhicules de la marque Tesla et se tourner vers la compétition.

Par exemple, est-ce que le dépôt demandé par Tesla pour commander un modèle via son site Internet est garanntie dans le cas où l’entreprise se met à l’abri de ses créanciers (chapter 11)?

À grande vitesse la Chine électrifie son parc automobile

La Chine publiera des politiques plus favorables cette année pour promouvoir le développement de véhicules à énergie nouvelle (VEN) pour aider l’environnement et stimuler la croissance des ventes.
 
La production et les ventes de véhicules neufs ont bondi de 225,5% et de 200% annuellement pour atteindre respectivement 81 855 et 74 667 véhicules au cours des deux premiers mois de 2018, selon l’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM).
Face à de gros problème de pollution dans certaines de ses grandes villes, la Chine est le pays dans le monde où il s’est vendu le plus de véhicules électriques neufs au courant des deux premiers mois de 2018. Près de 6 fois plus qu’aux États-Unis pour la même période.
La Chine a une grande autonomie en production de véhicules électriques, seulement 5% des ventes proviennent de véhicules électriques fabriqués à l’étranger. Pour janvier seulement, Cadillac et Tesla compte pour 941 unités (Tesla Model X 500, Cadillac CT6 PHEV 451). BAIC EC-Series vient au top des ventes avec 7 870 unités. Décidémment les grands constructeurs chinois de véhicules électriques ne semblemnt pas connaître les problèmes de production de Tesla.
Voici un tableau de ses ventes pour janvier 2018.
Ventes des véhicules électriques en Chine
2015 Tesla Model

2015 Tesla Model S 70D notre trouvaille de la semaine du 19 mars 2018

Sur le site d’annonces classées Kijiji on s’est amusé à chercher quelle était la Tesla la moins chère qui était à vendre. Nous sommes donc tombés sur l’annonce d’une 2015 Tesla Model S berline qui est notre trouvaille de la semaine du 19 mars 2018.

Le véhicule a subit un accident et il est conforme à la SAAQ et a été inspecté par Tesla.

C’est un modèle 2015, sa date de production est novembre 2015. Il y a eu beaucoup d’améliorations de fait chez Tesla avant novembre 2015. Le véhicule peut être considérer comme un modèle 2016.

Il possède l’Autopilot, un dual motor ( 4 roues motrices ) , un toît ouvrant panoramique, des sièges dans le coffre pour enfant 12 ans et moins  et amener le véhicule à 7 passagers.  Supercharger gratuit, seulement une taxe ( économie de 2900$ )

L’autonomie de cette Tesla est de 350 km

La voiture a eu un accident. Mention véhicule reconstruit sur les immatriculations. Accident mineur mais avec airbag déployé. Dossier de reconstruction disponible avec toutes les photos de la voiture avant et après, photos des réparations ainsi que factures.
Inspecté par la SAAQ et par Tesla.

Il affiche 58 000 kilomètres au compteur et des de couleur noir.

Le propriétaire demande 56 000$ pour son véhicule. Le véhicule est situé à Québec.

Tesla

Tesla et la recherche et développement

On entend souvent parler ces jours-ci de la santé financière de Tesla. L’est-elle ou non, on a fait leur diagnostic dans un article.

Cela a suscité beaucoup de commentaires et de réactions de la part de la meute de propriétaires de véhicules électriques et de fans de l’entreprise.

Plusieurs nous accusent de tous les torts, on a fait qu’éplucher leur rapports financiers.

Mais un point demeure et qu’on veut éclaircir.

Bon nombre de commentaires mentionnaient que Tesla ne fait pas de profits parce qu’elle investit massivement en recherche et développement (une dépense en termes financiers).

Que disent les chiffres à ce sujet?

Voici un petit tableau des dépenses de recherche & développement de Tesla des années 2010 à 2017.

Dépenses de Tesla Motors en R&D de 2010 à 2017

Dépenses de Tesla Motors en R&D

Ainsi de 2010 à 2017 Tesla Motors a dépensé en recherche et développement 3,36 milliards de dollars américains. Durant la même période Tesla a cumulé des déficits opérationnels de 4,9 milliards.

Donc il est faux de prétendre que Tesla ne fait pas de profits parce qu’elle a de lourdes charges en R&D. Elle fait davantage de déficits qu’elle ne dépense en recherche et développement.

Pendant ce temps chez Ford, uniquement pour l’année 2017. c’est 8 milliards qui a été dépensé en R&D. Bien sûr on ne sait pas quelles sommes ont été consacré au développement de véhicules électriques. Mais on sait que pour la même période, Ford a fait des profits de plus de 7 milliards.

De plus, revenons à Tesla, à partir de 2018, les rapports financiers de Tesla inclueront l’enteprise SpaceX qui développe entre autre des fusées. Ce qui viendra brouiller les cartes davantage du côté des finances de Tesla.

Les prochains trimestres sont financièrement cruciaux pour Tesla.

Devra-t-elle retourner à l’épargne publique, chercher un partenaire ou bien carrément disparaître?

La dernière option est peu plausible et personne ne la souhaite. La première est possible mais cela viendrait diluer l’actionnariat actuel. La seconde, serait étonnante puisque Tesla a déjà eu comme investisseurs et partenaires Toyota et Mercedes-Benz. Tout deux ont largné la société d’Elon Musk.

On en saura davantage lors du prochain dévoilement du rapport trimestriel de Tesla, c’est pour le 1er mai et l’assemblée annuelle des actionnaires de Tesla est prévue pour le 6 juin prochain. Mais entre temps, le 21 mars prochain, une assmblée extraordinaire des actionnaires de Tesla a été prévue le 21 mars prochain et de ce qu’on lit un peu partout ça pourrait brasser entre les actionnaires et Elon Musk.

Musk demande à cette assemblée que les actionnaires lui octroient 20,3 millions d’actions de Tesla, en 12 tranches, chacune représentant 1% de l’entreprise. au moment de la date d’approbation. L’octroiement de ces options est conditionnel à un paquet de paramètres de performance.

Ces paramèrtres de performance sont attachés à la capitalisation de Tesla, ses revenus et ses profits avant taxes. Le premier jalon est d’atteindre une capitalisation de 100 milliards et des revenus de 20 milliards et des profits avant taxes de 1,5 milliard.

Tesla est présentement très loin de cela.

Le jalon final est que Tesla soit l’une des plus grandes entreprises du monde avec une capitalisation de 650 milliards, des revenus de 175 milliards et des profits avant taxes de 14 milliards.

Les actionnaires pourraient s’opposer à lui donner une compensation financière aussi gigantesque via des options et ils pourraient aussi avoir de nombreuses questions à Musk quant à d’éventuels profits qui tardent à venir et mette en péril la santé financièr de l’entreprise californienne. Les actionnaires se questionneront aussi sur les délais de production qui ne cessent de s’accumuler chez Tesla.

 

Tesla est-elle en bonne santé financière?

Est-ce que Tesla est en bonne santé financière?

Depuis quelques années on entend le nom de Tesla par çi, Tesla par là… tout récemment dans les médias, certains se sont demandés si Tesla était en bonne santé financière? D’autres médias ont même fait état que Tesla était financièrement en faillite technique. (chronique du respectable Alain McKenna dans La Presse).

AutoCarbure a été au plus profond du sujet en regardant les vrais chiffres des rapporta financiers de Tesla.

On aurait pu prendre Volkswagen, Mercedes… mais c’est Tesla qui intéresse le monde ces jours-ci.

Alors allons-y!

Tesla vaut sur le marché 53,57 milliards de dollars américains, en date de vendredi le 16 mars 2018.

Au point de vu financier… on épluche leur dernier rapport trimestriel et on découvre ceci.

  • pertes de 675,3 millions de dollars américains sur des revenus de 3,3 milliards (toujours en dollars américains)
  • pertes cumulés de 4,9 milliards
  • dette de 10,3 milliards (croissance des dettes plus rapides que celle des revenus)
  • 3,3 milliards en liquidités
  • la valeur au livre de l’entreprise n’est que de 4,2 milliards. Autrement dit 1/14 de sa capitalisation boursière.

Est-ce que Tesla a les reins solides pour faire face à ses créanciers?

À court-terme aucun problème, les liquidités le permettront.

À moyen-terme le ciel s’annonce très nuageux.

À long-terme, tout est moins sûr. C’est un grand flou. Tesla cumule les déficits et aucun profits. Tesla risque d’avoir besoin de davantage de capitalisation pour pouvoir avoir la capacité de production des commandes qui entrent. On estime que c’est entre 20 et 30 milliards de nouvelle capitalisation que le groupe aura de besoin.

Où Tesla va-t-elle aller chercher ce financement? Via les marchés boursiers en diluant l’actionnariat actuel ou encore en l’empruntant? Tout est moins sûr.

Il est certain que la flamboyance de son pdg Elon Musk aide grandement les banquiers à passer de l’argent à Tesla. Sauf qu’actuellement chez Tesla quand on regarde les livres, on s’aperçoit rapidement que les dettes sont en plus fortes croissance que les revenus.

Puis les profits se font attendre. C’est ça que les actionnaires veulent, des profits.

Mais outre les profits, il n’y a pas que ça qui se fait attendre chez Tesla. La livraison des commandes aussi.

C’est toujours délais par dessus délais.

Nous croyons qu’à moyen terme, Tesla devra se trouver un partenaire capable de livrer la marchandise, sans quoi elle devra cesser d’exister vu qu’elle est dans l’incapacité de faire des profits.

Pour le moment Tesla est dans les bonnes grâces des propriétaires des ses voitures mais ceux qui ont passé leur commandes s’impatientes.

Aucune poursuite encore n’est tombée jusqu’ici chez le constructeur californier. Mais le tout pourrait changer si de nouveaux délais devait s’accumuler.

Quant aux actionnaires, ils sont patients mais l’action du groupe n’a offert aucun rendement depuis le 1er mai 2017. Si ce rendement nul devait s’éterniser, ça va grogner fort aux assemblées des actionnaires de Tesla.

Le nouveau roadster de Tesla

Semi-remorque et nouveau roadster, attention à Tesla

Le fabricant californien de véhicules électriques, Tesla, a dévoilé avant-hier un camion semi-remorque de 18 roues entièrement électrique et aussi son intention de fabriquer un nouveau roadster capable d’atteindre une vitesse de 100 km/h en 1.9 secondes.

Très flamboyant comme toujours comme annonce et comme promesses.

Le nouveau roadster, il est magnifique, sera capable d’une telle vitesse mais également d’une autonomie de 1 000 kilomètres avant une recharge et une vitesse de pointe légèrement au-dessus de 415 km/h, oui vous avez bien lu, 415 km/h. Le prix de vente est fixé à 322 000 dollars canadiens et le versement nécessaire pour pré-commander ce nouveau roadster a été fixé à 64 000 dollars canadiens.

Quant à son semi-remorque, l’industrie du camionnage salue cette annonce, on apprend même que Loblaw et Walmart en aurait déjà commandé près de 50 pour leurs déplacements au Canada mais on ignore le prix de vente pour le moment, AutoCarbure estime qu’il sera aux alentours de 250 000 dollars américains. Le prix du versement pour en pré-commander une est fixé à 5 000 dollars américains. L’autonomie de la semi-remorque a été annoncée à 825 kilomètres avec une charge de 80 000 livres.

Chose étonante pour la semi-remorque de Tesla, le conducteur sera placé au centre et non à gauche ou à droite (selon le pays).

Attention à Tesla.

L’entreprise a de la misère a remplir ces belles promesses non pas en termes de spécifications techniques des véhicules annoncées, tel que son Model 3 de Tesla, mais en termes de production.

Pour faire face à la demande, Tesla est censé produire 10 000 Model 3 par semaine, or au dernier trimestre elle en a livré que 260 malgré sa promesse d’en livrer 1 500. Pire encore, le fabricant californien prévoit n’en produire que 5 000 par semaine au printemps 2018.

Si vous connaisez un peu la production automobile, comment un fabricant peut arriver à livrer 5 000 voitures par semaines alors qu’au couranrt des trois derniers mois il en a livré que 260?

Il faut croire aux licornes pour penser que Tesla atteindra à court-terme ses promesses de production.

La réalité rattrape Tesla et rappelle trop le défunt fabricant automobile Tucker. Beaucoup de promesse avec un véhicule hors du commun, mais incapable de livrer et on connait la suite le fabricant a disparu, faute d’argent.

Justement, l’argent, c’est le nerf de la guerre pour Tesla. Passant de revenus annuels de 2 milliards en 2013 à 7 milliards en 2016, le fabricant a un carnet de commande bien garni.  Mais pendant la même période Tesla est passé d’une dette de 568 milliards à près de 6,5 milliards. Le chiffre d’affaires a été multiplié par 3 pendant que la dette a été multiplié par 11.

C’est très alarmant comme situation d’autant plus que Tesla ne dégage aucun profit sur une base annuelle.

Encore plus alarmant pour Tesla, il ne se passe pas trois semaines sans qu’un fabricant automobile annonce un nouveau modèle de véhicule électrique moins cher que ceux vendus par Tesla.

À long-terme Tesla est-elle viable? Chez AutoCarbure.com, nous en doutons grandement,

Tesla semble vivre sur du temps emprunté et surtout sur des emprunts bancaires ou des versements d’argent sur des commandes futures. Car le fabricant a beau avoir un carnet de commande bien rempli, mais il fait face à des retards de production considérables.

Selon le site canadien de Tesla, si vous commandez votre Model 3 aujourd’hui vous pourriez en prendre possession dans les 12 à 18 prochains mois avec un versement de 1 000 dollars américains.

Sauf qu’avec les retards de production, il ya de fortes chance qu’une Tesla Model 3 commandée en novembre 2017 ne vous soit livrée qu’à la fin 2019 ou même à l’été 2020 ou même plus tard, voire jusqu’en 2021. Ce n’est qu’un versement de 1 000 dollars mais tout de même. Pour le nouveau Roadster, il faut verser 64 000 dollars canadiens et vous pourriez ne recevoir votre véhicule que très tard en 2020  ou même en 2021. C’est beaucoup de temps à attendre pour un versement de 64 000 dollars canadiens.

Quant à son semi-remorque, Tesla ne prévoit débuter sa production avant 2019 et probablement sa livraison pas avant 2020.

Ces accomptes versés à Tesla sont pour elle une façon de se financer auprès du grand public à court-terme. Mais si un jour le fabricant ne dévoile pas de profits, il y a de forte chance qu’il frappe financièrement un mur et que le château de cartes s’effondre.

Tesla demeure une entreprise révolutionnaire mais qui devra tôt ou tard dégager des profits davantage que d’innovations, c’est son avenir qui est en jeu.

Voyez la vidéo de l’annonce du semi-remorque et du Roadster par Elon Musk, fondateur de Tesla.

2017 Tesla Midel 3

Tesla dans le rouge et une production limitée de sa Model 3

L’entreprise américaine Tesla est repassée dans le rouge au quatrième trimestre, alors qu’elle continue de préparer le lancement au deuxième semestre de 2017 de sa nouvelle voiture Model 3 et qu’elle vient d’acquérir le producteur d’électricité solaire SolarCity.

Le constructeur américain de véhicules électriques avait dégagé le deuxième bénéfice net de son histoire au troisième trimestre (22 millions de dollars américains), mais il a de nouveau accusé une perte nette de 121 millions de dollars sur les trois derniers mois de l’année 2016.

Sur les douze mois de de 2016, la perte a été ramenée à 675 millions de dollars américains, une légère amélioration à comparer aux 889 millions de l’année précédente.

Le chiffre d’affaires de son côté s’est avéré meilleur que prévu en 2016 alors qu’il s’est envolé de 88% à 2,28 milliards de dollars américains au quatrième trimestre et de 73%, à 7 milliards, sur les douze mois de l’année.

Le groupe dirigé par le flamboyant milliardaire Elon Musk assure dans son communiqué de presse être toujours «en bonne voie» pour démarrer en juillet 2017 une production limitée de sa Model 3, qui sera moins coûteuse que ses actuels véhicules et est ainsi censée lui ouvrir le marché grand public.

La production de cette berline entièreent électrique et milieu de gamme devrait ensuite accélérer graduellement et dépasser 5 000 unités par semaine dans le courant du quatrième trimestre, puis l’ambitieuse barre des 10 000 unités au courant de l’année 2018.

En attendant, Tesla compte livrer au premier semestre entre 47 000 et 50 000 exemplaires de ses deux actuels modèles haut de gamme, la berline Model S et la Model X.

Le groupe américain ne fait pas de prévision pour l’ensemble de l’année 2017, mais ses dirigeants ont confirmé lors d’une téléconférence avec des analystes financiers l’objectif de produire 500 000 voitures par an en 2018 et atteindre le plateau de 1 million d’ici 2020.

Le cours de l’action de Tesla en bourse est actuellement tout près de ses records, permettant à la capitalisation boursière de Tesla de se rapprocher à six milliards de celle de Ford, deuxième constructeur automobile américain.

bye bye Tesla Motors

Bye bye Tesla Motors, boujour Tesla

C’est officiel, bye bye Tesla Motors. L’entreprise californienne a laissé tomber le mot « motors » de son appelation hier, 1er février.

Terminé!

Bonjour, Tesla!

Tesla n’est plus une simple d’entreprise de fabrication automobile. Elle est aussi une entreprise qui fabrique des panneaux solaires et des piles.

Le changement de nom a été rapporté à la Securities and Exchange Commission.

Le changement n’est pas sans rappeler la décision de Apple de laisser tomber le mot « computer » dans son appelation en 2007 alors qu’elle débutait la production de son légendaire iPhone.

Similairement, Tesla ne veut plus être connu comme étant qu’une entreprise de fabrication automobile.

Bien sûr Tesla est encore une entreprise de fabrication automobile, elle prévoit dès 2018 de produire 500 000 véhcules, dont son Model 3 qui aura un prix de départ de 35 000 dollars américains et une autonomie de 400 kilomètres.

Point de vue finance, n’en déplaise à ses détracteurs, Tesla est en bonne forme. 40 milliards de capitalisation boursière. 3 milliards de liquidités entre les mains et 2,7 milliards de dettes.