Depuis 2023, l’essence vendue au Québec contient environ 10 % d’éthanol (E10), conformément aux normes de la province.
Le gouvernement l’impose en douce, sans tambour ni trompette, ainsi le pourcentage d’éthanol dans l’essence est en train d’augmenter progressivement en vertu du Règlement sur l’intégration de contenu à faible intensité carbone dans l’essence et le carburant diesel.
Le règlement stipule une augmentation graduelle du contenu en éthanol pour atteindre 12 % d’ici à la fin de 2026, 14 % ,en 2028, et 15 % d’ici l’année 2030.
Des sources indiquent que les pétrolières sont en avance sur cet échéancier, et de l’essence contenant jusqu’à 15 % d’éthanol (E15) est déjà disponible dans certaines stations-service du Québec depuis 2023, bien que l’obligation officielle de 15 % soit fixée pour 2030.
Or, est-ce que votre véhicule est compatible avec l’essence (E15) ?
Selon plusieurs sources, 95% des véhicules 2021 à 2024 sont compatibles avec l’essence (E15).
Pour les modèles de l’année 2017, la Renewable Fuels Association (RFA), indique qu’environ 70 % à 75 % des véhicules vendus aux États-Unis étaient officiellement approuvés pour l’utilisation de E15 par leur constructeur.
Selon cette même source, pour les modèles de l’année 2015, la compatibilité est autour de 40 à 50% des véhicules vendus.
Certains fabricants automobiles ont déconseillé l’utilisation de carburants avec plus de 10 % d’éthanol pour certains modèles, en raison de préoccupations liées à la durabilité des moteurs ou des systèmes de carburant (injecteurs).
Donc, AutoCarbure vous invite à consulter le manuel de votre véhicule ou de vous renseigner auprès de votre concessionnaire si votre véhicule est compatible avec l’essence (E15).
Cette mise en garde sur l’utilisation de l’essence avec 15% d’éthanol (E15), touche aussi les motos, les souffleuses à neige, les tondeuses à gazons et les moteurs hors-bord. Plusieurs ne sont pas compatibles avec l’essence E15, car leurs composantes ne sont pas compatibles à la corrosion causée par l’éthanol.
Pour le gouvernement, cela semble être une vision pour une cause environnementale. La réalité est que de nombreux propriétaires de véhicules à essence/diesel devront changer de véhicules. C’est à se demander si cette norme environnementale n’est pas poussée par les fabricants automobiles dans le but que davantage de véhicules neufs se vendent.

