La voiture québécoise, où en sont-ils?

Le journal La Presse nous dressait un portrait cette semaine à savoir où les fabricants automobiles québécois en étaient rendus avec la voiture québécoise?

Plusieurs entreprises espéraient lancer la voiture québécoise ces dernières années et peu ont réussi.

La Magnum MK5, la Felino cB7, La Tomahawk, la Pléthore LC-750 et la Allard J2X MKII sont tous des modèles qui devaient ou doivent voir le jour.

Tous ces modèles désigné et ou potentiellement fabriqués au Québec ont un point en commun, une voiture très peu abordable en prix qui oscillerait selon le modèle entre 100 000$ et 1 million.

Sans vouloir vendre le punch de l’article, c’est Dubuc Motors qui est actuellement le plus actif avec une campagne de socio financement aux États-Unis afin de récolter de l’argent pour lancer la production du modèle Tomahawk.

L’article est un excellent protrait dressé par le journaliste Sébastien Templier. Celui-ci dresse le portrait complet de cinq modèles de voitures québécoises ayant comme espoir d’entrer en production.

Évidemment on aurait aimé que le journaliste aille plus loin pour savoir où en était le moteur-roue dont Hydro-Québec a vendu la technologie ou encore si BRP s’intéressait au développement d’une voiture québécoise après avoir conçu le Spyder à Valcourt, Québec.

 

Dubuc Motors veut amasser 36 millions pour fabriquer au Québec sa voiture électrique Tomahawk

Après avoir été refusé à peu près partout au Québec en cherchant du financement pour fabriquer sa voiture électrique Tomahawk, les dirigeants de Dubuc Motors, entreprise de Québec, lanceront sur une campagne de sociofinancement aux États-Unis sur le site StartEngine.com afin d’amasser l’équivalent de 36 millions de dollars canadiens.

C’est audacieux, encore plus lorsque l’automobile électrique perd de l’attrait alors que le baril de pétrole est sous les $30 et que l’essence est a bon marché à peu près partout en Amérique du Nord… sauf au Québec où le gouvernement est très vorace en taxes.

L’entreprise a ainsi trois mois pour amasser les fonds durant sa campagne sur StartEngine.com.  Contrairement à d’autres sites de sociofinancement, celui-ci permettra à Dubuc Motors de vendre des actions privés en échange de dollars plutôt que, comme sur KickStarter, vous vendiez des produits.

Les contributeurs deviendront des actionnaires de Dubuc Motors dont les associés sont actuellement Mario Dubuc et Mike Kakogiannakis.

C’est son modèle Tomahawk que Dubuc Motors veut produire.  Un véhicule qui a été dévoilé au Salon international de l’auto de Québec en 2014.  C’est un véhicule de luxe, près du double d’une Tesla S.  Le prix a été établi à 160 000$.

La Tomahawk est une voiture à quatre roues motrices, deux moteurs, un situé à l’avant et l’autre à l’arrière.  Cöté performance, la voiture peut faire le 0-100 km/h en 3,2 secondes et possède une autonomie de 450 kilomètres.

Dubuc et Kakogiannakis travaillent sur ce projet depuis une dizaine d’années, mais pour Mario Dubuc le rêve remonte à beaucoup plus loin.

Si Dubuc Motors réussit sa compagne de financement sur StartEngine, elle aimerait débuter la production à l’automne 2017 et d’ici 2018 produire 100 véhicules.

Les entrepreneurs tiennent à ce que la conception de leur voiture électrique Tomahawk soit 100 % québécoise, mais ils n’excluent pas que certaines composantes proviennent des États-Unis.

Avec ce financement Dubuc Motors prévoit créer jusqu’à une centaine d’emplois au Québec.